Les
citoyens prennent d’assaut le secteur des nouvelles
La population est
souvent aux premières loges lorsque survient un événement important. Il n’y a
pas un jour qui passe sans qu’une image ou une courte vidéo soit saisie par un
citoyen puis retransmise immédiatement sur les réseaux sociaux. En début de
soirée jeudi dernier, un édifice en rénovations situé dans le Vieux-Montréal a
été la proie des flammes. Heureusement, personne n’a été blessé, mais l’énorme
panache de fumée visible à des kilomètres à la ronde attirait plus d’un
curieux.
Alors que le journaliste
à la télévision relatait la nouvelle, plusieurs passants se trouvaient déjà sur
place, possiblement des résidants du secteur. Quelques-uns d’entre eux étaient
munis de leur téléphone mobile, ce qui leur permettait de saisir, minute après
minute, les images du drame. Fort à parier que ces passants, étant
dans le feu de l’action avant même que le journaliste ne soit sur place, s’affairaient
alors à transmettre l’information. En effet, quelques minutes ont suffi pour que la nouvelle se retrouve sur YouTube, le tout prenant la forme d'une courte vidéo accompagnée d'un descriptif.
Cet
événement représente un exemple concret qui démontre que les citoyens sont en
quelque sorte devenus des journalistes. L’avènement des nouvelles technologies
a modifié considérablement le travail du journaliste et amené les citoyens à
contribuer à la transmission de l’information. Ainsi, la population est au
fait, de façon quasi instantanée, de ce qui se passe, et ce, peu importe où l’on
se retrouve dans le monde.
« L’adaptation
qu’imposeront aux médias traditionnels les nouvelles technologies de
communications, notamment Internet, constitue un autre facteur important qui
influencera le journalisme canadien au cours des prochaines années. »
(Pritchard et Sauvavgeau, 1999 : 123) Il est légitime de se demander si
les journalistes devraient considérer les citoyens comme des partenaires de
premier ordre dans l’exercice de leurs fonctions.
Bibliographie
Pritchard,
David et Florian Sauvageau. 1999. Les
journalistes canadiens : un portrait de fin de siècle. Québec : Les
Presses de l’Université Laval, 144 p.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire