dimanche 9 décembre 2012

Billet 4

La liberté d’expression est depuis quelques années un sujet qui gagne en popularité. On se rappelle d’ailleurs l’événement d’une radio de Québec qui dénonçait une décision du Conseil de radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) utilisant la liberté d'expression comme principal moyen de défense. Effectivement, il s’agissait d’un cas radiophonique, mais qu’en est-il d’Internet? Doit-on tout permettre au nom de la liberté? Selon moi, le droit à la liberté est trop souvent utilisé comme prétexte cachant de réelles intentions.

Le réseau Internet est large et il est difficile d’établir des limites sur ce qui peut ou non être diffusé sur ce dernier. Les réseaux sociaux offrent trop souvent cette possibilité d’afficher, pour certains, leurs mécontentements à l’égard de différentes choses de la vie. Le nombre de personnes utilisant Internet est proportionnel au nombre de façons de penser. Comment alors s’assurer d’une limite acceptable pour tous, puisqu'après tout, ce qui est acceptable pour l’un, peut ne pas l’être pour l’autre?

Internet fait maintenant partie de la vie des gens et il devenait chose normale pour le Conseil des droits de l’homme de l’ONU d’adopter, au cours du mois de juillet 2012, une résolution sur le droit à la liberté d’expression sur Internet. Mme Eileen Chamberlain Donahoe déclarait suite à l’adoption par consensus du texte que « c’est la première résolution de l’ONU qui confirme que les droits de l’homme et le domaine de l’Internet doivent être protégés avec le même engagement que dans le monde réel ». (La Presse, 2012, en ligne) Le texte affirme que les droits qui s'appliquent hors ligne, en particulier la liberté d'expression, doivent être protégés aussi en ligne, à travers n'importe quel média, et indépendamment des frontières. Il ne s’agit à mon avis que d’un début en matière de résolution au sujet de la liberté d’expression sur Internet.

Bibliographie

La Presse.ca. 2012. Résolution sur la liberté d’expression sur Internet à l’ONU. En ligne.<http://techno.lapresse.ca/nouvelles/201207/05/01-4541006-resolution-sur-la-liberte-dexpression-sur-internet-a-lonu.php> Consulté le 9 décembre 2012.

samedi 1 décembre 2012

Essai 2


Dans son premier essai, Anne Deguire présente Twitter comme l’outil permettant de communiquer différentes informations véhiculées de façon succincte et de suivre des sujets d’intérêt, en temps réel. Le qualifiant de microblogue, Mme Deguire démontre la convivialité de son utilisation en démontrant qu’il n’est pas nécessaire d’être inscrit pour consulter les tweets et les échanges sur le site. L’un des atouts de Twitter est de « propager les nouvelles, autant les bonnes que les mauvaises » (Deguire, en ligne), et ce, en un simple clic à près d’un demi-milliard d’abonnés provenant de tous les rangs de la société. Bien qu’il rejoigne une quantité importante de personnes, le média ne s’adresse toutefois pas au public en général. Elle cite d’ailleurs l’exemple des personnes âgées qui ne figurent pas parmi les plus actifs sur Internet. Se trouve également parmi les aspects négatifs la vigilance à exercer pour l’entreprise qui n’est jamais à l’abri de commentaires désobligeants commis à son endroit par l'intermédiaire de Twitter.

Le point de vue exposé à l’intérieur de l'essai de Mme Deguire est celui du relationniste. Elle caractérise Twitter comme un instrument de la communication publique, un outil devenu indispensable pouvant servir tant pour la politique, pour le lancement d’entreprise ou encore, dans la vie de tous les jours afin d’émettre diverses opinions. En nous référant au métier de relationniste, Mme Deguire nous démontre l’utilité de Twitter comme outil de contact et de visibilité pour créer un réseau de clients potentiels et pour diffuser de l’information.

Si le métier de relationniste exige d’être constamment aux aguets, celui de journaliste en demande tout autant. Cependant, des différences importantes existent, tant dans la façon de véhiculer l’information que de la traiter. Un objectif commun rallie les deux métiers : celui d’informer le public. Toutefois, les intérêts de chacun divergent. La spécificité du rôle de relationniste « réside dans le fait de doter les entreprises, les services ou les causes d’une image positive et d’établir des stratégies pour faire face aux défis, aux enjeux et aux problèmes qu’ils affrontent. » (Dagenais, 1999 : 12) En tenant compte que l'utilisation de Twitter est exercée avec une certaine assiduité, les propos de Mme Deguire sont vraisemblablement exacts à l'effet qu’on pourrait qualifier l'outil d’indispensable dans l’exercice des fonctions du relationniste.

Pour sa part, « le rôle essentiel des journalistes est de rapporter fidèlement, d’analyser, de commenter, le cas échéant, les faits qui permettent à leurs concitoyens de mieux connaître et de mieux comprendre le monde dans lequel ils vivent. » (Fédération professionnelle des journalistes du Québec, en ligne) Entre la véracité de l’information et la vitesse à laquelle elle est véhiculée, le fait d’être le premier à livrer une nouvelle représente un réel défi pour le journaliste. Le journaliste n’a pas pour objectif de soigner l’image d’une entreprise, mais bien de demeurer à l’affût de ce qui pourrait être d’intérêt public, tout en s’assurant préalablement de vérifier et d’articuler des contenus pour finalement, livrer l’information. « Ce n’est plus le journaliste qui est le premier sur le terrain, décrivant les événements, humant la couleur et interrogeant les acteurs et les témoins. Le journaliste n’est plus confronté aux faits eux-mêmes, mais à leur récit pris sur des sources parfois non fiables. » (JourNet, 2005, en ligne) Le journaliste se retrouve alors dans un entre-deux, une course contre la montre où, d’un côté, il bénéficie d’un grand nombre de renseignements, provenant de sources connues ou inconnues, et d’un autre, où il est confronté à la difficulté de savoir, sur-le-champ, si l’information est vraie ou non.

Il s’agit là d’une lourde tâche pour le journaliste qui a vu son métier évoluer avec l’arrivée des nouvelles technologies. Aux différentes sources d’information auxquelles il peut recourir, documentaires, personnelles et publiques, le journaliste ne peut faire abstraction de cette nouvelle réalité que sont les réseaux sociaux et, par le fait même, Twitter. « De toute évidence, il doit s’intégrer à son milieu s’il désire devenir crédible autant auprès du public que des personnes-ressources. » (Leclerc, 1991 : 265) S’intégrer, cela signifie aussi s’imprégner des nouvelles façons de faire, d’apprivoiser et maîtriser ce nouveau moyen de recueillir et de transmettre l’information.

Twitter : l’allié des journalistes
L’affaire Dominique Strauss-Kahn est l’un des exemples concrets où les agences de presse ont été supplantées par Twitter.


Le premier tweet de l'affaire Strauss-Kahn.


La vidéo suivante démontre toute l’importance de ce réseau social puisque c’est par un tweet, d’une personne, qui précisons-le, n’était pas journaliste, que la nouvelle de l’arrestation à New York de M. Strauss-Kahn a été dévoilée au grand jour.



L’affaire a tôt fait d’interpeller les rédacteurs français qui ne pouvaient alors que se fier à la nouvelle, et ce, par manque d’informations par l’entremise des médias traditionnels. Ont ensuite été dépêchés sur place de nombreux journalistes qui ont pu, à leur tour suivre l’évolution de l’affaire. Journaliste à Europe 1, Jean-Philippe Bolasse, qui se trouvait dans la salle d’audience, commençait déjà à décrire le déroulement du procès. Il faisait alors part du commentaire suivant : « Je n’ai jamais vu autant de journalistes twitter en même temps. » (YouTube, 2011, en ligne) C’est à ce moment que les gens ont commencé à suivre les développements de l’affaire par l’entremise de Jean-Philippe Bolasse.

L’exemple démontre que tout le monde peut maintenant participer à fournir de l’information et les journalistes sont contraints à comprendre qu’ils ne seront dorénavant plus les seuls à avoir accès à différentes sources d’information. La nouvelle va maintenant au-delà des frontières, et ce, en temps réel. Certains pratiquant le métier peuvent même craindre cette facilité pour quiconque d’émettre une nouvelle et la voir comme une certaine concurrence. À cela, Lisa-Marie Gervais, journaliste de profession pour Le Devoir, déclare que « cette coexistence est plutôt saine. Après tout, ce sont eux qui nous alimentent, nous permettent de savoir ce qui va et ce qui ne va pas, de connaître la vérité et de la faire éclater au grand jour. » (Char, 2010 : 35)

Dans l'affaire Strauss-Kahn, Twitter s’est avéré le véritable allié du journaliste. Le site Internet de Twitter a d’ailleurs prévu une section spéciale où se trouvent les meilleures pratiques de Twitter, exclusives aux journalistes et aux salles de rédaction. L’approche adoptée est respectueuse à l’égard du métier et se veut également une façon de se présenter comme un outil à valeur ajoutée. « We know you come from different generations. […] You began your careers in different media: radio, print, broadcast, online and mobile. But you share a common bond: the desire to make a difference in the world, bringing reliable information to the communities you serve. » (Twitter, en ligne)

Enfin, avec l’arrivée de nouveaux outils comme Twitter, il est légitime de s’interroger à propos de l’avenir réservé au journalisme. Si « chaque usager construira sa propre chaîne d’information par exemple en s’inscrivant à tous les flux de son choix » (Cauchon, 2009, en ligne), est-ce que l’on peut considérer qu’un réseau comme Twitter vient interférer dans le métier de journaliste et s’agit-il d’un premier pas vers une disparition? Le monde change, évolue et les façons de communiquer aussi. L’instantanéité a ses avantages, mais comporte également un bon nombre de désagréments. « Incapables de freiner la progression de la technologie, les journalistes ne peuvent pas non plus être insensibles aux nouveaux désirs des auditoires. » (Pritchard et Sauvageau, 1999 :123) Et le désir d'être informés en temps presque réel fait déjà partie des attentes des citoyens.

En même temps, à quoi vaut concentrer ses efforts sur ces nouveaux outils si l’on doit tout de même considérer les besoins de fournir une information à ceux qui n’ont pas encore adhéré aux nouvelles technologies? Une enquête canadienne portant sur l’utilisation d’Internet réalisée en 2007 montre « que la fracture du numérique (ou l’écart dans le taux d’utilisation d’Internet) persistait chez certains groupes de Canadiens, selon le revenu, la scolarité et l’âge. L’enquête a en outre montré que les personnes vivant dans des régions urbaines ont continué d’être plus susceptibles d’avoir utilisé Internet que celles vivant dans des régions rurales ou des petites villes. » (CEFRIO, 2008, en ligne) Puisqu’avec Twitter la nouvelle émane souvent du citoyen, peut-on envisager que nous devrons faire face à des enjeux discriminatoires en ce qui a trait aux nouvelles véhiculées? Les nouvelles technologies ont creusé des fossés avec le temps, tant entre les générations qu’entre les diverses situations géographiques. Le journaliste sera là pour rallier profitant d’une part de l’opportunité qu’offre Twitter de travailler de pair avec les citoyens, tout en ne perdant pas de vue les autres sources plus traditionnelles d’information pouvant s’avérer tout aussi pertinentes, et ce, pour le plus grand bénéfice de tous.

Bibliographie

Cauchon, Paul. 2009. Plus que du contenu, il faut du contexte. Le Devoir. En ligne. <http://www.ledevoir.com/societe/medias/278231/medias-plus-que-du-contenu-il-faut-du-contexte> Consulté le 29 novembre 2012.

CEFRIO. 2008. Une fracture numérique subsiste au Canada. En ligne. <http://blogue.cefrio.qc.ca/tag/fracture-numerique/> Consulté le 30 novembre 2012.

Char, Antoine, 2010. La quête de sens à l’ère du Web 2.0 : Rencontre avec les journalistes du devoir. Québec : Presses de l’Université du Québec, 91 p.

Dagenais, Bernard. 1999. Le métier de relationniste. Québec : Presses de l’Université Laval, 249 p.

Deguire, Anne. Essai 1 : Twitter. En ligne. <http://communicationstechnologiques.wordpress.com/2012/10/14/essai-1-twitter/> Consulté le 28 novembre 2012.

Fédération professionnelle des journalistes du Québec. Guide de déontologie des journalistes du Québec. En ligne. <http://www.fpjq.org/index.php?id=82> Consulté le 30 novembre 2012.

JourNet. 2005. Nouvelles technologies et journalisme : métiers en mutations. En ligne. <http://portal.unesco.org/ci/en/ev.php-URL_ID=19078&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html> Consulté le 30 novembre 2012.

Leclerc, Aurélien. 1991. L’entreprise de presse et le journaliste. Québec : Presses de l’Université du Québec, 411 p.

Pritchard, David et Florian Sauvageau. 1999. Les journalistes canadiens : un portrait de fin de siècle. Québec : Les Presses de l’Université Laval, 144 p.

Twitter. Twitter for Newsrooms. En ligne. <https://dev.twitter.com/media/newsrooms> Consulté le 1er décembre 2012.

YouTube. 2011. Média : La révolution Twitter. En ligne. <http://www.youtube.com/watch?v=HTVYBJODTwY> Consulté le 30 novembre 2012.

dimanche 25 novembre 2012

Billet 3

Times Square : tourbillon de lumière et... de publicités!

On comprend la raison pour laquelle New York est appelée "La ville qui ne dort jamais" lorsque l’on a la chance d’y séjourner. Le nombre impressionnant d’écrans publicitaires se trouvant dans Times Square est d’ailleurs l’une des caractéristiques uniques à cette ville. New York est aussi connu comme étant le paradis du magasinage et les stratégies utilisées pour attirer le regard du consommateur vont bien au-delà de ce à quoi nous sommes exposés au quotidien.

Comment est-ce possible de se démarquer dans Times Square? Il semble que quelques-unes des boutiques s’y retrouvant ont découvert une façon efficace d’y parvenir. Les exemples démontrés à l’intérieur de ce billet sont en lien avec des boutiques ayant choisi d’utiliser des méthodes de marketing interactif très intéressantes.

D’abord, la boutique Forever 21 offre la possibilité de se voir apparaître sur un écran géant. Une caméra capte et diffuse votre image sur un écran géant qui est positionné judicieusement juste au-dessus de l’enseigne du magasin. Cette initiative réussit le tour de force de piquer la curiosité des passants, et ce, malgré le tourbillon de lumière continu.   
Forever 21, Times Square

Si cet écran est maintenant considéré comme un point touristique à considérer, il faut croire que la stratégie adoptée s’est avérée très efficace. « Le buzz marketing  […] consiste à encourager la recommandation (« tell a friend », « envoyer à un ami ») et à favoriser la propagation du message par le consommateur. Plus précisément, il joue à faire parler d’un produit ou d’une marque en générant un bouche-à-oreille, par des actions ciblées sur des leaders d’opinion. » (Lebtahi et Minot, 2009 : 203)

Vient ensuite le magasin American Eagle Outfitters qui, dans la même lignée, a installé plusieurs écrans géants au-dessus de son magasin permettant ainsi d’y projeter des photos. Vous aimeriez bien contempler une image de vous en format géant dans Times Square? Sachez qu’American Eagle Outfitters le fera volontiers, à condition bien sûr que d’avoir acheté chez eux.

    

Bibliographie
Lebtahi, Yannick et Françoise Minot. 2009. La publicité d’aujourd’hui. Éditions L’Harmattan, 353 p.

dimanche 18 novembre 2012

Billet 2

Facebook : un outil à usage multiple

Internet offre une multitude de moyens de se divertir, d’échanger et d’acquérir de nouvelles connaissances. Cette révolution a vite permis aux êtres humains de posséder la capacité d’être lu, vu et entendu. De nouveaux comportements ont rapidement été adoptés et l’avènement des réseaux sociaux a encouragé une certaine liberté d’opinion. Facebook fait partie de ces réseaux sociaux populaires et compte aujourd’hui plus de 620 millions d’utilisateurs répartis à travers le monde entier. Bien que ce réseau permette de rester en contact et de communiquer avec des personnes qui nous sont chères, il semble qu’il offre également une porte de choix lorsque vient le temps de protester contre qui ou quoi que ce soit.

L’exemple qui suit est celui d’une jeune femme britannique qui s’en est prise à son patron par l’entremise de Facebook, oubliant par la même occasion que ce dernier faisait partie de ses amis.


 « Car c’est l’autre aspect des médias sociaux : la transparence à tous crins. Les membres du public disposent maintenant d’outils de communications aussi puissants que les entreprises. Elles peuvent les contester, les dévoiler, les exposer… Et ceci dit, n’importe qui dans le public peut aussi faire circuler de fausses informations, et lancer des canulars, qui voyagent parfois très loin. » (Ducas, 2011 : [En ligne] 16e paragraphe) Dans le cas présenté ci-haut, le fait que le patron réponde immédiatement au commentaire qui avait été formulé a toutefois permis de limiter la médisance à son endroit.

Les exemples de gens mécontents à l’égard de leur entreprise sont nombreux, d’où l’importance pour les institutions de garder l’œil ouvert et de rectifier immédiatement les informations véhiculées.


Bibliographie

Ducas, Marie-Claude. 2011. Panel à la FPJQ : les réseaux sociaux sont-ils des outils de propagande? En ligne. <http://marieclaudeducas.com/2011/panel-a-la-fpjq-les-reseaux-sociaux-sont-ils-des-outils-de-propagande> Consulté le 18 novembre 2012.

dimanche 11 novembre 2012

Billet 1


Les citoyens prennent d’assaut le secteur des nouvelles

La population est souvent aux premières loges lorsque survient un événement important. Il n’y a pas un jour qui passe sans qu’une image ou une courte vidéo soit saisie par un citoyen puis retransmise immédiatement sur les réseaux sociaux. En début de soirée jeudi dernier, un édifice en rénovations situé dans le Vieux-Montréal a été la proie des flammes. Heureusement, personne n’a été blessé, mais l’énorme panache de fumée visible à des kilomètres à la ronde attirait plus d’un curieux.

Alors que le journaliste à la télévision relatait la nouvelle, plusieurs passants se trouvaient déjà sur place, possiblement des résidants du secteur. Quelques-uns d’entre eux étaient munis de leur téléphone mobile, ce qui leur permettait de saisir, minute après minute, les images du drame. Fort à parier que ces passants, étant dans le feu de l’action avant même que le journaliste ne soit sur place, s’affairaient alors à transmettre l’information. En effet, quelques minutes ont suffi pour que la nouvelle se retrouve sur YouTube, le tout prenant la forme d'une courte vidéo accompagnée d'un descriptif.

Cet événement représente un exemple concret qui démontre que les citoyens sont en quelque sorte devenus des journalistes. L’avènement des nouvelles technologies a modifié considérablement le travail du journaliste et amené les citoyens à contribuer à la transmission de l’information. Ainsi, la population est au fait, de façon quasi instantanée, de ce qui se passe, et ce, peu importe où l’on se retrouve dans le monde.

« L’adaptation qu’imposeront aux médias traditionnels les nouvelles technologies de communications, notamment Internet, constitue un autre facteur important qui influencera le journalisme canadien au cours des prochaines années. » (Pritchard et Sauvavgeau, 1999 : 123) Il est légitime de se demander si les journalistes devraient considérer les citoyens comme des partenaires de premier ordre dans l’exercice de leurs fonctions.

Bibliographie

Pritchard, David et Florian Sauvageau. 1999. Les journalistes canadiens : un portrait de fin de siècle. Québec : Les Presses de l’Université Laval, 144 p.

dimanche 14 octobre 2012

Essai 1 - Le courrier électronique

L’un des vieux routiers du réseau Internet n’est-il pas le courrier électronique? Avec cette ressource, un monde de possibilités s’offre à tous, permettant ainsi d’échanger des idées avec des correspondants, en quelques secondes seulement, et ce, sans limite de situation géographique. Un net avantage si on le compare à d’autres moyens de communication comme la poste traditionnelle. Certes, l’utilisation d’un tel service requiert l’accès au réseau Internet. Que ce soit à des fins personnelles ou professionnelles, son usage fait maintenant partie du quotidien de bon nombre d’individus et d’organisations. « Le courrier électronique ne ressemble pas aux autres services d’Internet. […] C’est un service en différé. Le courrier normal par la poste est envoyé d’un bureau de poste à un autre jusqu’au moment où le facteur livre chez vous. Le courrier électronique fonctionne de la même manière. Il chevauche différents serveurs dans l’Internet pour finalement arriver à destination. » (Sohier, 2000 : 97)



La vidéo ci-dessous vient également démontrer à quel moment, depuis la création d’Internet, le courriel a fait son entrée dans la technologie moderne.



À l’ère où tout va si vite, et plus particulièrement dans le domaine de la technologie, le consommateur n’a en quelque sorte pas d’autres choix que d’emboîter le pas et de se conformer aux nouvelles méthodes de communication. Les organisations doivent également évoluer au rythme de la société. Les besoins sont changeants et le courrier électronique, aussi appelé courriel, a ceci d’intéressant de pouvoir transmettre une nouvelle facilement et rapidement à un nombre illimité de personnes. Mais qu’en est-il de son utilisation dans le domaine de la communication publique? Est-il pensable d’utiliser ce moyen afin de transmettre une information se voulant au service de l’intérêt général? La réponse à cette interrogation est simple, mais également complexe puisque la vigilance est de mise particulièrement quant aux messages qui sont transmis. Si la communication publique vise à informer les citoyens afin de promouvoir certains services offerts ou encore, d’encourager un changement de comportement ou une incitation à l’action, il semble que le courriel soit l’un des moyens à envisager afin de joindre, dans la mesure du possible, une partie de la société concernée. L’exemple qui suit représente une bonne façon d’utiliser le courriel dans le domaine de la communication publique.

Alors qu’une communication expédiée à une masse importante d’individus risque de ne pas interpeler l’ensemble, les organisations ont su trouver un moyen pratique de joindre efficacement la population. Voici un exemple concret de son utilisation dans le domaine de la communication publique.
 
Site Internet de la Ville de Lévis


 
La Ville de Lévis met à la disposition de ses citoyens la section Restez informés, permettant ainsi, par l’entremise de différents moyens dont les alertes courriel, les fils RSS, Twitter ou encore YouTube, de faire part, en tout temps, des sujets d’actualités entourant la Ville. Dans le cas spécifique des courriels, le citoyen n’a alors qu’à s’abonner afin de recevoir un avertissement concernant les contenus qu’il a préalablement sélectionnés, qu’il s’agisse d’un avis d’ébullition ou de travaux routiers effectués sur le territoire. L’exemple précité fait toutefois référence à une communication unidirectionnelle puisqu’elle renvoie à la simple transmission d’une information d’un émetteur à un récepteur. Dans la mesure où « la communication unidirectionnelle ne permet qu’une construction sociale limitée de la connaissance » (Lajoie et Guichard, 2002 : 18), cette façon précise qu’a la Ville d’utiliser le courriel n’encourage certes pas la rétroaction et le recueil de commentaires, mais remplit bien sa mission de diffuser une information pertinente, digne de l’intérêt des abonnés.

Les nouvelles technologies sont devenues le lien privilégié des relations pour une grande proportion et les courriels en font partie. Une étude réalisée a d’ailleurs permis de constater que 93 % des Canadiens utilisaient Internet pour consulter le courrier électronique (Statistique Canada, 2010, en ligne). Cette popularité ne constitue cependant pas le seul avantage concédé à ce moyen de communiquer. Le courriel « libère les relations personnelles des barrières de communication comme le temps, l’espace et les statuts. » (Lajoie et Guichard, 2002 : 14) En effet, la rapidité  avec laquelle sont distribués les messages permet une livraison quasi instantanée. Sans compter qu’il est possible d’expédier des dizaines voire des centaines de courriels à la fois. Il s’agit également d’un mode de communication non dommageable pour l’environnement, à condition bien sûr de ne pas imprimer tous les communiqués reçus. De plus, ouvrir un compte de messagerie permettant la consultation des courriels est gratuit. Il ne suffit alors que de profiter des différents accès à Internet qu’offrent maintenant de nombreux endroits publics, et ce, sans frais, ou encore de se doter d’un abonnement à Internet pour ainsi être en mesure de consulter ses courriels dans le confort du foyer. Simple, rapide et efficace, voilà qui résume bien les avantages du courriel.

Malgré les nombreuses qualités que présente le courriel, plusieurs aspects négatifs subsistent. D’abord, pour « recevoir et consulter des courriels, il faut tout d’abord disposer d’une adresse électronique, tout comme il faut une adresse pour recevoir du courrier en papier » (Wikipédia, 2012, en ligne). Il s’agit alors d’une entrave à la communication. « Le nombre d’ordinateurs accessibles par Internet est en pleine expansion. Cette situation cache néanmoins une disparité considérable entre les pays. » (Monot et Simon, 1998 : 33) Alors que la majorité des familles y ont accès quotidiennement, de multiples efforts sont déployés afin de doter, dans un pays tel que l’Afrique, les universités et les organismes publics d’Internet, d’où l’iniquité en matière d’accès à l’information.

Puisque les entreprises tirent également profit du courriel pour réaliser leurs ventes, la réception de messages commerciaux souvent non sollicités peut provoquer un amoncellement important de courriels, accentuant par le fait même le risque de perdre tout message important. Puis vient l’hameçonnage, « terme général utilisé pour décrire l’envoi, par des criminels, de courriels, de messages textes et de sites Web qui sont conçus pour avoir l’air de provenir d’entreprises, d’institutions financières et d’organismes gouvernementaux légitimes bien connus et qui visent à tromper le destinataire afin de lui soutirer des renseignements personnels, financiers ou de nature délicate. » (Gendarmerie royale du Canada, en ligne) Le vol d’identité a ainsi pour conséquence d’intensifier la méfiance à l’égard de l’utilisation de nouvelles technologies comme le courriel. À tout ceci s’ajoutent quelques notions plus techniques telles que le courrier indésirable et les problèmes de serveur pouvant ne pas permettre une distribution immédiate.

Quoi qu’il en soit, il semble que l’utilisation du courriel dans un domaine comme la communication publique implique que d’autres moyens y soient associés. En se référant à l’exemple cité plus haut de la Ville de Lévis, rien ne vient assurer l’organisation que le message a bien été lu. Il devient alors nécessaire de combiner l’utilisation du courriel à d’autres moyens de communication tels que les journaux locaux, le publipostage, le bulletin mensuel, une nouvelle sur le site de la Ville ou tout autre moyen jugé valable selon la nature de la nouvelle à transmettre. Le courriel demeure un moyen intéressant, mais une multitude d’autres moyens se doivent d’être considérés.

Enfin, il semble qu’il y ait un certain déchirement entre le désir de soumettre instantanément une information et celui de joindre l’ensemble de la population. À l’heure où la poste traditionnelle semble moins prisée, cette dernière ne demeure-t-elle pas un moyen plus sûr de distribuer de l’information à l’ensemble de la population? Et alors que la majorité des individus possède l’équipement nécessaire à la réception et à la transmission de courriels, ne demeure-t-il pas encore une partie de la population étant dépourvue de ce type d’appareil? Lorsqu’il est question de la technologie, il est souvent mention des pays en voie de développement et le Québec est fréquemment oublié. Malgré tous les programmes instigués par les gouvernements, il semble que certaines communautés aient une situation géographique ne permettant pas l’accès à Internet. Sans Internet, aucun échange de courriels n’est possible! Il subsiste également un écart important en ce qui concerne les différentes catégories d’âge, certes, quelques personnes âgées profitent des avantages du courriel, mais cela ne représente pas la majorité.

Est-ce une question de temps avant que le courriel devienne un moyen universel de communiquer ou d’autres moyens prendront bientôt d’assaut la population? Entre discussions instantanées et ordinateurs munis de caméra permettant une discussion en temps réel, le courriel semble trouver et garder sa place, mais seul l’avenir pourra le confirmer.

Bibliographie

Gendarmerie royale du Canada. Courriels frauduleux et hameçonnage. En ligne. <http://www.rcmp-grc.gc.ca/scams-fraudes/phishing-fra.htm> Consulté le 10 octobre 2012.

Lajoie, Jacques et Éric Guichard. 2002. Odyssée Internet : Enjeux sociaux. Québec : Les Presses de l’Université du Québec, 194 p.


Sohier, Danny J. 2000. Le Guide de l’internaute. Québec : Les Éditions Logiques, 570 p.

Statistique Canada. 2010. Utilisation d’Internet par les individus, selon l’activité. En ligne. <http://www.statcan.gc.ca/tables-tableaux/sum-som/l02/cst01/comm29a-fra.htm> Consulté le 12 octobre 2012.

Wikipédia. 2012. Courrier électronique. En ligne. <http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Courrier_électronique&oldid=83574563> Consulté le 11 octobre 2012.

dimanche 23 septembre 2012

Les technologies de l'information : pour le meilleur et pour le pire

Je suis Isabelle Caron et je suis inscrite à ce cours dans le but d'obtenir un certificat en communication. Ce premier travail consiste à présenter mon opinion quant aux technologies d'information. 

Les technologies de l'information sont-elles déterminantes dans le développement de notre société? Bien sûr que oui! Déterminantes, mais à quel prix. Certes les moyens de communication et les outils à notre disposition ont grandement évolué. La vidéo ci-dessous présente en quelques minutes plusieurs siècles d'évolution et démontre brièvement l'impact qu'ont les technologies de l'information sur nos vies. 



"Actuellement,  les pratiques médiatiques et les usages des outils de communication sont indissociables des activités quotidiennes; elles font partie intégrante de la vie ordinaire" (Millerand, 1998, en ligne). En effet, souvent je me suis demandé comment les personnes n'ayant ni Internet ni téléphone mobile arrivaient à fonctionner! Malgré la dépendance à ces outils qui a pu s'installer au fil des ans, il semble que pour d'autres, ce ne soit pas nécessaire. En fait, les gens formant notre société actuelle n'ont pas tous les mêmes moyens ou simplement, l'intérêt pour les nouvelles technologies. Au rythme effréné où vont les choses en ce domaine, je crains une chose : qu'un fossé se creuse entre les individus, que l'on parle des jeunes et des aînés ou de peuples vivant dans des pays moins développés et industrialisés.

L'intégration des technologies d'information dans le quotidien implique un nouveau langage, une nouvelle façon de vivre. "Les perspectives qu'offre un monde en réseau sont certes très prometteuses, mais pour toutes les grandes innovations techniques, certains groupes et territoires en profiteront plus facilement que d'autres" (Organisation de coopération et de développement économiques, 2001 : 3). Les gens n'accèdent pas aux nouvelles technologies au même rythme et cela a pour effet de créer des mondes distincts, des classes à part. Les technologies sont pour ainsi dire déterminantes dans le développement de nos sociétés puisqu'elles nous donnent accès à un monde de possibilités, mais elles peuvent à la fois entraîner des conséquences.

Bibliographie

Millerand, Florence. 1998. Usages des NTIC : les approches de la diffusion, de l'innovation et de l'appropriation. En ligne.<http://commposite.org/v1/98.1/articles/ntic_1.htm> Consulté le 23 septembre 2012.

Organisation de coopération et de développement économiques. 2001. Les technologies de l'information et de la communication et le développement rural. Paris : Les éditions de l'OCDE, 211 p.