dimanche 14 octobre 2012

Essai 1 - Le courrier électronique

L’un des vieux routiers du réseau Internet n’est-il pas le courrier électronique? Avec cette ressource, un monde de possibilités s’offre à tous, permettant ainsi d’échanger des idées avec des correspondants, en quelques secondes seulement, et ce, sans limite de situation géographique. Un net avantage si on le compare à d’autres moyens de communication comme la poste traditionnelle. Certes, l’utilisation d’un tel service requiert l’accès au réseau Internet. Que ce soit à des fins personnelles ou professionnelles, son usage fait maintenant partie du quotidien de bon nombre d’individus et d’organisations. « Le courrier électronique ne ressemble pas aux autres services d’Internet. […] C’est un service en différé. Le courrier normal par la poste est envoyé d’un bureau de poste à un autre jusqu’au moment où le facteur livre chez vous. Le courrier électronique fonctionne de la même manière. Il chevauche différents serveurs dans l’Internet pour finalement arriver à destination. » (Sohier, 2000 : 97)



La vidéo ci-dessous vient également démontrer à quel moment, depuis la création d’Internet, le courriel a fait son entrée dans la technologie moderne.



À l’ère où tout va si vite, et plus particulièrement dans le domaine de la technologie, le consommateur n’a en quelque sorte pas d’autres choix que d’emboîter le pas et de se conformer aux nouvelles méthodes de communication. Les organisations doivent également évoluer au rythme de la société. Les besoins sont changeants et le courrier électronique, aussi appelé courriel, a ceci d’intéressant de pouvoir transmettre une nouvelle facilement et rapidement à un nombre illimité de personnes. Mais qu’en est-il de son utilisation dans le domaine de la communication publique? Est-il pensable d’utiliser ce moyen afin de transmettre une information se voulant au service de l’intérêt général? La réponse à cette interrogation est simple, mais également complexe puisque la vigilance est de mise particulièrement quant aux messages qui sont transmis. Si la communication publique vise à informer les citoyens afin de promouvoir certains services offerts ou encore, d’encourager un changement de comportement ou une incitation à l’action, il semble que le courriel soit l’un des moyens à envisager afin de joindre, dans la mesure du possible, une partie de la société concernée. L’exemple qui suit représente une bonne façon d’utiliser le courriel dans le domaine de la communication publique.

Alors qu’une communication expédiée à une masse importante d’individus risque de ne pas interpeler l’ensemble, les organisations ont su trouver un moyen pratique de joindre efficacement la population. Voici un exemple concret de son utilisation dans le domaine de la communication publique.
 
Site Internet de la Ville de Lévis


 
La Ville de Lévis met à la disposition de ses citoyens la section Restez informés, permettant ainsi, par l’entremise de différents moyens dont les alertes courriel, les fils RSS, Twitter ou encore YouTube, de faire part, en tout temps, des sujets d’actualités entourant la Ville. Dans le cas spécifique des courriels, le citoyen n’a alors qu’à s’abonner afin de recevoir un avertissement concernant les contenus qu’il a préalablement sélectionnés, qu’il s’agisse d’un avis d’ébullition ou de travaux routiers effectués sur le territoire. L’exemple précité fait toutefois référence à une communication unidirectionnelle puisqu’elle renvoie à la simple transmission d’une information d’un émetteur à un récepteur. Dans la mesure où « la communication unidirectionnelle ne permet qu’une construction sociale limitée de la connaissance » (Lajoie et Guichard, 2002 : 18), cette façon précise qu’a la Ville d’utiliser le courriel n’encourage certes pas la rétroaction et le recueil de commentaires, mais remplit bien sa mission de diffuser une information pertinente, digne de l’intérêt des abonnés.

Les nouvelles technologies sont devenues le lien privilégié des relations pour une grande proportion et les courriels en font partie. Une étude réalisée a d’ailleurs permis de constater que 93 % des Canadiens utilisaient Internet pour consulter le courrier électronique (Statistique Canada, 2010, en ligne). Cette popularité ne constitue cependant pas le seul avantage concédé à ce moyen de communiquer. Le courriel « libère les relations personnelles des barrières de communication comme le temps, l’espace et les statuts. » (Lajoie et Guichard, 2002 : 14) En effet, la rapidité  avec laquelle sont distribués les messages permet une livraison quasi instantanée. Sans compter qu’il est possible d’expédier des dizaines voire des centaines de courriels à la fois. Il s’agit également d’un mode de communication non dommageable pour l’environnement, à condition bien sûr de ne pas imprimer tous les communiqués reçus. De plus, ouvrir un compte de messagerie permettant la consultation des courriels est gratuit. Il ne suffit alors que de profiter des différents accès à Internet qu’offrent maintenant de nombreux endroits publics, et ce, sans frais, ou encore de se doter d’un abonnement à Internet pour ainsi être en mesure de consulter ses courriels dans le confort du foyer. Simple, rapide et efficace, voilà qui résume bien les avantages du courriel.

Malgré les nombreuses qualités que présente le courriel, plusieurs aspects négatifs subsistent. D’abord, pour « recevoir et consulter des courriels, il faut tout d’abord disposer d’une adresse électronique, tout comme il faut une adresse pour recevoir du courrier en papier » (Wikipédia, 2012, en ligne). Il s’agit alors d’une entrave à la communication. « Le nombre d’ordinateurs accessibles par Internet est en pleine expansion. Cette situation cache néanmoins une disparité considérable entre les pays. » (Monot et Simon, 1998 : 33) Alors que la majorité des familles y ont accès quotidiennement, de multiples efforts sont déployés afin de doter, dans un pays tel que l’Afrique, les universités et les organismes publics d’Internet, d’où l’iniquité en matière d’accès à l’information.

Puisque les entreprises tirent également profit du courriel pour réaliser leurs ventes, la réception de messages commerciaux souvent non sollicités peut provoquer un amoncellement important de courriels, accentuant par le fait même le risque de perdre tout message important. Puis vient l’hameçonnage, « terme général utilisé pour décrire l’envoi, par des criminels, de courriels, de messages textes et de sites Web qui sont conçus pour avoir l’air de provenir d’entreprises, d’institutions financières et d’organismes gouvernementaux légitimes bien connus et qui visent à tromper le destinataire afin de lui soutirer des renseignements personnels, financiers ou de nature délicate. » (Gendarmerie royale du Canada, en ligne) Le vol d’identité a ainsi pour conséquence d’intensifier la méfiance à l’égard de l’utilisation de nouvelles technologies comme le courriel. À tout ceci s’ajoutent quelques notions plus techniques telles que le courrier indésirable et les problèmes de serveur pouvant ne pas permettre une distribution immédiate.

Quoi qu’il en soit, il semble que l’utilisation du courriel dans un domaine comme la communication publique implique que d’autres moyens y soient associés. En se référant à l’exemple cité plus haut de la Ville de Lévis, rien ne vient assurer l’organisation que le message a bien été lu. Il devient alors nécessaire de combiner l’utilisation du courriel à d’autres moyens de communication tels que les journaux locaux, le publipostage, le bulletin mensuel, une nouvelle sur le site de la Ville ou tout autre moyen jugé valable selon la nature de la nouvelle à transmettre. Le courriel demeure un moyen intéressant, mais une multitude d’autres moyens se doivent d’être considérés.

Enfin, il semble qu’il y ait un certain déchirement entre le désir de soumettre instantanément une information et celui de joindre l’ensemble de la population. À l’heure où la poste traditionnelle semble moins prisée, cette dernière ne demeure-t-elle pas un moyen plus sûr de distribuer de l’information à l’ensemble de la population? Et alors que la majorité des individus possède l’équipement nécessaire à la réception et à la transmission de courriels, ne demeure-t-il pas encore une partie de la population étant dépourvue de ce type d’appareil? Lorsqu’il est question de la technologie, il est souvent mention des pays en voie de développement et le Québec est fréquemment oublié. Malgré tous les programmes instigués par les gouvernements, il semble que certaines communautés aient une situation géographique ne permettant pas l’accès à Internet. Sans Internet, aucun échange de courriels n’est possible! Il subsiste également un écart important en ce qui concerne les différentes catégories d’âge, certes, quelques personnes âgées profitent des avantages du courriel, mais cela ne représente pas la majorité.

Est-ce une question de temps avant que le courriel devienne un moyen universel de communiquer ou d’autres moyens prendront bientôt d’assaut la population? Entre discussions instantanées et ordinateurs munis de caméra permettant une discussion en temps réel, le courriel semble trouver et garder sa place, mais seul l’avenir pourra le confirmer.

Bibliographie

Gendarmerie royale du Canada. Courriels frauduleux et hameçonnage. En ligne. <http://www.rcmp-grc.gc.ca/scams-fraudes/phishing-fra.htm> Consulté le 10 octobre 2012.

Lajoie, Jacques et Éric Guichard. 2002. Odyssée Internet : Enjeux sociaux. Québec : Les Presses de l’Université du Québec, 194 p.


Sohier, Danny J. 2000. Le Guide de l’internaute. Québec : Les Éditions Logiques, 570 p.

Statistique Canada. 2010. Utilisation d’Internet par les individus, selon l’activité. En ligne. <http://www.statcan.gc.ca/tables-tableaux/sum-som/l02/cst01/comm29a-fra.htm> Consulté le 12 octobre 2012.

Wikipédia. 2012. Courrier électronique. En ligne. <http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Courrier_électronique&oldid=83574563> Consulté le 11 octobre 2012.

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